Une coiffure soignée pour le prix d’un cocktail. C’est la promesse du Bar à Styles , le service de coiffage express signé Jean Louis David. Vingt minutes en salon, vingt euros, douze looks au choix et un accessoire cheveux offert. Sur le papier, l’offre coche toutes les cases pour un mariage de dernière minute ou un entretien à 9 heures. Je l’ai passée au crible, des tarifs réels aux finitions, pour voir si la réalité tient la promesse.
Un concept pensé pour les pressées
Le Bar à Styles repose sur une idée simple. Pas de shampooing, pas de coupe, uniquement du coiffage. À son lancement, le service affichait 15 minutes pour 15 euros, slogan « coiffure au prix d’un cocktail » à l’appui. Depuis le partenariat avec GHD , la marque experte du coiffage, la formule de référence est passée à 20 minutes, 20 euros et 12 coiffures, avec un accessoire cheveux offert.
Le tarif reste mouvant selon les salons. Certains franchisés démarrent à 9 euros, d’autres appliquent un supplément cheveux longs rarement annoncé spontanément. Premier réflexe utile. Demandez le prix exact pour votre longueur avant de vous asseoir, sous peine de voir la note grimper de 50 % une fois la coiffure terminée.
Comment ça se passe vraiment en salon
Le coiffage se déroule en trois temps. Le coiffeur applique d’abord un shampooing sec Redken pour texturiser et fixer la matière. Vient ensuite la mise en forme. Lissé miroir, wavy , boucles, tresse couronne ou épi, ponytail plaquée, half bun ou bun tressé. Une laque de finition verrouille le résultat.
Pour qui ça vaut le coup, et pour qui ça n’en vaut pas
Le vrai intérêt se joue sur l’occasion. Pour une soirée, un rendez-vous galant ou un entretien, vingt euros et vingt minutes battent largement un chignon de mariée facturé autour de 75 euros chez le même coiffeur. La tenue suit. Un wavy ou une tresse couronne réalisés le matin tiennent sans broncher jusqu’au soir, parfois jusqu’au bout de la nuit.
Le calcul s’inverse si vous savez déjà manier un fer. La plupart des 12 looks proposés restent des coiffures que beaucoup réalisent seules à la maison avec un tuto de cinq minutes. Payer 20 euros pour une queue-de-cheval plaquée a peu de sens. Réservez le Bar à Styles aux jours où vos essais finissent en chignon raté, où vous manquez de matériel, ou quand vous n’avez pas dix minutes devant le miroir avant de filer. Pour les vraiment maladroites des cheveux, le rapport résultat-effort reste imbattable.
Mes conseils pour éviter la déception
Trois réglages changent tout. Présentez-vous avec les cheveux propres et secs. Le service ne comprend aucun lavage, et des racines grasses tiennent mal la mise en forme. Le shampooing sec texturise, il ne nettoie pas.
Méfiez-vous ensuite du forfait qu’on tente parfois de glisser à la place. Un shampooing-coupe-coiffage grimpe vite à 49 euros, soit plus du double du Bar à Styles, pour un besoin souvent inutile si vous voulez simplement être coiffée pour la soirée. Tenez votre demande initiale.
Enfin, choisissez un look adapté à votre texture. Sur cheveux fins , une tresse couronne ou un half bun donnent plus de volume apparent qu’un lissé plat qui retombe en une heure. Sur cheveux épais et longs, anticipez le supplément et prévoyez plutôt un wavy souple, plus rapide à dompter dans le temps imparti.
Le Bar à Styles est-il proposé dans tous les salons Jean Louis David ?
Non. Le service dépend de chaque salon, franchisé ou intégré. Le tarif et le supplément cheveux longs varient d’une adresse à l’autre, de 9 à 20 euros selon les villes. Appelez le salon visé ou vérifiez sa fiche en ligne avant de vous déplacer, surtout en région où l’offre n’est pas systématique.
Faut-il prendre rendez-vous ?
Le Bar à Styles se veut accessible sans rendez-vous, c’est tout son intérêt pour un imprévu. En pratique, un samedi après-midi chargé, réserver un créneau vous évite de patienter 30 minutes pour un coiffage censé en durer 20. Pour un événement à heure fixe, le rendez-vous reste le choix sûr.
Alors, on tente ?
Le Bar à Styles ne remplace pas un coiffeur pour une grande occasion où vous voulez un résultat unique et travaillé. Mais comme dépannage chic à petit prix, il fait le job, à condition de viser le bon look et de vérifier le tarif à l’avance. Reste une question que chacune tranchera selon son habileté. Vingt euros pour vingt minutes en salon, ou dix minutes de plus devant son propre miroir.
